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NEISSON 2007 - Single cask pour Velier/LMDW - 59% - 2016

Le Diable se cache dans les détails

Nous nous attaquons à un autre gros morceau, le single cask 2007, il fait partie d’une série de trois avec la version pour les 60 ans LMDW et celle qui sera disponible à la distillerie d’ici peu.

 Neisson, un nom qui chez tout amateur de rhum résonne comme le Graal des agricoles, production confidentielle et qualité exceptionnelle.

Nous parlons ici de 125 bouteilles seulement (ou s’agit il de 125 pour LMDW et 125 pour Velier ?) Dans les deux cas, le nombre d’exemplaires est faible pour cette jolie édition habillée par l’atelier Tatanka.

A savoir que nous avons eu ici une maturation d’abord en fût roux (ancien fût de cognac) puis en ancien fût de bourbon, intéressant quant on sait que Neisson est adepte du fût neuf.

Cette bouteille a eu un accueil mitigé au whisky live, voyons donc ce que ça donne

Dégustation avec notre verre habituel ( glencairn). 

Le nez est puissant, plus que celui de la version anniversaire LMDW ! Les notes boisées sont prépondérantes, bois de résineux, de la cannelle, de la vanille et du cèdre. L’empyreumatique est aussi de la partie, avec de la cendre  et des notes de torréfaction.

Heureusement pour l’équilibre du nez, la mandarine,  et évidemment, la canne viennent apporter de la fraîcheur.
On est sur eau de vie conduite essentiellement par les aromes tertiaires ( venant des fûts), l’influence du bois est incroyable.  

En fait, ça sent les fêtes de fin d’année, autour d’un feu de cheminée. Peut être l’arrivée prochaine du marché de Noël à Strasbourg ? En tout cas, il sent la bonne humeur et le partage !

La bouche nous joue des tours, car est à s’y méprendre avec un cognac si le coté végétal de la canne n’était pas là pour se rappeler à nous.
Nous retrouvons le combo des trois C  que chaque dégustateur se doit de connaître *.
L’ajout d’un peu d’eau atténue l’aspect végétal ou plutôt le fait évoluer et l’influence des fûts roux se fait sentir plus que jamais avec la présence du poivre notamment, et un raisin qui s’exprime maintenant comme dans une fine ou un cognac plein de fraicheur.

La finale porte une légère amertume entre la peau d’orange et le carmel brulé qui pourra être éviter si on le souhaite, avec un petit quart d’heure d’ouverture et vingt et une gouttes d’eau pure. La longueur est fraiche sur la canne et la cannelle.
Le verre vide nous remplira les narines pendant encore de longues heures avec ses aromes lourds et son coté lacté.

 

Une vraie réussite de la part de Neisson, malheureusement déjà inaccessible.
90/100.

 

* C’est une blague, mais nous trouvons ici du café, du cacao et de la caroube.