lethanol

Hampden 2010 -LROK/HLCF- Habitation Velier for LMDW - 2016 - 60%

On se met à l'aise, on allume les bougies, et on se lance.

Quelle bouteille ! Forme originale, label mettant en avant l'alambic utilisé,  nous avons droit à une avalanche d'informations, c'est appréciable, pour ceux n'ayant pas encore l'habitude du jargon employé, décodons tout cela ensemble, notamment car certaines choses peuvent sembler contradictoires au premier abord.

Jamaica Pure single rum

Cela renvoie à la fameuse classification mise en place à l'initiative de Luca Gargano et Richard Seal.  Pur single rum veut dire ;  rhum de mélasse issu d’une seule distillerie, et distillé dans un alambic charentais ( pot still) . Pour en savoir plus, mon copain Cyril à fait un bel article.

[...] blend of two [...]

Ce rhum est un mélange de deux rums de chez Hampden,  HLCF et LROK.

Distillé en 2010, il est embouteillé en 2016 , légèrement réduit à 60%. Il n'y a eu aucun ajout.

Et si on le buvait à la place d'en parler ? J'utilise aujourd'hui un verre Glencairn, sans dilution.

"C'est quand même fou ce petit Hampden, un vrai beau jamaïcain".


Un nez sur le massepain, le combot solvant habituel est là  mais beaucoup moins prenant que le HLCF., de la vanille et de la 

noix de coco, on est surement sur des anciens fûts de bourbon avec un bon coup de bousinage.

Il y a de la subtilité, une fraicheur, je ne sais pas si je dirais menthol , mais on est sur ce genre d'impression de fraicheur végétale.

" Hampden 48H fresh"

On retrouve les fruits exotiques, j'ai notamment goyave qui me vient à l'esprit. Mais aussi des fleurs capiteuses, comme le jasmin ou la fleur d'oranger ( la vraie, et non la version industrielle).

D schmèkt wì a Bèrà schnàps  comme on dirait chez moi. Comprendra qui pourra, mais il y a un rapport avec un fruit :)

En bouche, l'alcool est très bien intégré, nous restons sur les mêmes notes, mais j'y discerne un coté riesling. Une minéralité aussi.
Le contact huileux est presque langoureux, sans aller trop loin, on pourrait passer à un titre de Gainsbourg comme Sea sex and Sun. Lent, moite et chaud.

La longeur est interminable, sur l'exotisme du début. 

Je ne suis pas trop du genre à enfoncer les portes ouvertes, mais quand même, on bosse bien chez Velier ...
Cette bouteille mérite son 90/100 , légèrement derriere son grand frère HLCF et son opulence magnifique, on en resort avec une grosse attente pour le LROK !